Free Essay

Litterature

In:

Submitted By elspeth
Words 3873
Pages 16
LA LOGEUSE

Billy Weaver venait de Londres par le train omnibus du soir, après un changement à Swindon, il arriva à Bath vers 9 heures. La lune apparaissait dans un ciel clair et étoilé, juste en face de la gare. Cela n’empêchait pas l’air d’être mortellement glacial et le vent lui faisait l’effet d’une fine lame de glace qui lui zébrait les joues.

« Excusez-moi, dit-il, connaissez-vous un hôtel correct et pas trop cher près d’ici ? »

« Essayez La Cloche et le Dragon » lui répondit le porteur en montrant du doigt le bas de la rue. «Ils vous accueilleront bien. C’est à peu près à 300 mètres de l’autre côté de la rue.»

Billy le remercia, attrapa sa valise et commença à parcourir les 300 mètres qui le séparaient de La Cloche et le Dragon. Il n’était jamais venu à Bath. Il n’y connaissait personne. Mais Monsieur Greenslade au siège de Londres lui en avait vanté les charmes.
«Trouvez-vous un logement, faîtes le nécessaire et prévenez votre chef de bureau dès que vous serez installé.»

Billy avait dix-sept ans. Il portait un manteau bleu marine neuf, un chapeau brun neuf, un costume brun neuf, il était tout neuf et il se sentait ainsi tout à fait admirable.

Il descendait la rue à pas vif. L’énergie, avait-il décidé, était la principale qualité nécessaire au succès de tout homme d’affaires. Tous les cracks du siège étaient en permanence extrêmement actifs, ils étaient stupéfiants.

Il descendait cette rue large, sans magasins, bordée de chaque côté de vastes demeures toutes identiques. Elles avaient des porches, des colonnes et quatre ou cinq marches qui conduisaient à la porte d’entrée. Il était évident qu’à leur époque elles étaient des résidences cossues. Mais maintenant, même dans la nuit il pouvait voir que la peinture des portes et des boiseries des fenêtres s’écaillait et que ces belles façades blanches étaient négligées craquelées et marbrées de taches. Soudain à la fenêtre d’un rez-de-chaussée qui était bien éclairée par un lampadaire tout proche, Billy aperçut une pancarte apposée contre une vitre. Elle annonçait «chambres meublées». Il y avait une vasque avec une plante comme un saule pleureur de grande et belle allure en dessous de cet avis. Il arrêta sa marche ; s’approcha un peu plus prés.
Des rideaux verts – en une sorte de tissu velouté - étaient accrochés de part et d’autre de la fenêtre. Le saule pleureur semblait magnifique en leur milieu. Il avança encore et scruta à l’intérieur et la première chose qu’il vit fut un feu vif dans l’âtre. Sur le tapis en face du foyer un mignon petit teckel lové sur lui-même dormait avec le nez blotti dans son ventre. La pièce elle-même, autant qu’il pouvait le voir dans la pénombre, était agréablement meublée. Il y avait un piano quart de queue, un grand canapé, quelques fauteuils capitonnés, et dans un coin il aperçut un grand perroquet dans sa cage. Des animaux étaient en général un bon signe dans ce genre d’endroit se dit Billy. Considérant tout cela il lui sembla que ce serait une agréable et décente maison pour séjourner. Il serait certainement plus confortable qu’à l’auberge de la Cloche et du Dragon. D’un autre côté un pub serait plus sympathique qu’une chambre chez l’habitant. Il y aurait de la bière et des jeux de fléchettes dans la soirée et des tas de gens à qui parler mais ce serait probablement un peu plus cher. Il avait déjà passé une paire de nuit dans une auberge et il avait apprécié. Il n’était, par contre, jamais allé dans une pension de famille, et pour être parfaitement honnête il était quelque peu effrayé par ce genre d’établissement. Les mots même de «chambres meublées» lui faisaient venir à l’esprit des images de choux trop cuits, de logeuses rapaces et lui rappelaient d’impérieuses odeurs de harengs saurs jusque dans la salle de séjour. Après avoir hésité ainsi dans le froid pendant deux ou trois minutes Billy préféra continuer son chemin dans l’intention de se faire une idée de l’allure de l’auberge de la Cloche et du Dragon avant de prendre sa décision. Il se tourna et partit. C’est alors qu’une étrange chose lui arriva. Il était donc en train de faire demi-tour et de s’éloigner de la fenêtre quand ses yeux furent captés, retenus de la manière la plus curieuse par la petite affiche qui se trouvait là : «chambres meublées, chambres meublée, chambres meublées»… Chaque mot ressemblait à un grand oeil qui clignait vers lui, captant son attention, le contraignant, le forçant à rester là où il était et à ne pas s’éloigner de cette maison.
Il prit alors conscience qu’il était en train d’aller de la fenêtre à la porte d’entrée, de monter les marches du perron qui y conduisait pour atteindre finalement la sonnette.
Il appuya sur le bouton. Il entendit la cloche sonner au loin au fond de la maison mais immédiatement, et cela doit être vraiment immédiatement puisqu’il n’avait même pas eu le temps d’enlever son doigt du bouton de la sonnette que la porte s’ouvrit. Et une femme se trouvait là.
Généralement vous sonnez à une porte et vous avez au moins une attente d’une demi-minute avant que la porte s’ouvre. Mais cette dame était là, à l’instant, tel un diablotin qui sort de sa boîte. Il appuya sur la sonnette et elle surgit ! Cela le fit sursauter. Elle avait quarante cinq ou cinquante ans et au moment où elle le vit, elle lui adressa un chaleureux sourire de bienvenue.

« Entrez, je vous en prie » dit-elle aimablement. Elle fit un pas de côté en tenant la porte grande ouverte et Billy se trouva naturellement en situation d’entrer dans la maison. Sa pulsion ou plus précisément son désir de la suivre dans sa demeure était extrêmement fort.

« J’ai vu l’annonce sur la fenêtre » dit-il, en hésitant encore.

« Oui je pense bien ! »

« J’étais à la recherche d’une chambre. »

«C’est déjà prêt pour vous mon cher» dit-elle.
Elle avait un visage rond, un teint rose et des yeux bleus très doux.»

«J’étais sur le chemin de la Cloche et du Dragon» lui raconta Billy, «mais l’affichette sur votre fenêtre vient juste d’attirer mon regard.»

«Mon cher garçon» dit-elle, «pourquoi ne rentrez-vous pas pour vous mettre à l’abri du froid»

«Quel prix pratiquez-vous ?»

«5 £ et 6 pence par nuit, petit déjeuner compris.»

«5 £ et 6 pence c’est bien» répondit-il,
«j’aimerai beaucoup m’installer ici.»

«Je savais que vous le voudriez. Allez, entrez. »

Elle semblait tout à fait agréable. Elle ressemblait exactement à la mère de l’un de ses meilleurs amis d’école qui l’avait accueilli une fois chez eux pour les vacances de Noël.
Billy enleva son chapeau et franchit le seuil.

«Accrochez-le là, et laissez-moi vous aidez pour votre manteau.»

Il n’y avait aucun autre chapeau ni aucun manteau dans le vestibule. Il n’y avait pas de parapluie pas de canne – rien.
« Nous l’avons tout entier pour nous» dit-elle en lui souriant par-dessus l’épaule tandis qu’elle lui montrait le chemin de l’escalier. «Vous voyez ce n’est pas très souvent que j’ai le plaisir de recevoir un visiteur dans mon petit nid.»

La vieille fille est légèrement toquée, se dit Billy, mais à 5 £ et 6 pence la nuit qui pourrait s’en plaindre ?

«Je pense que vous devez sûrement être envahie par les candidats dit-il poliment.»

«Je le suis mon cher, je le suis bien sûr ; mais le problème est que j’ai tendance à être juste un petit peu, un tout petit peu difficile à satisfaire – si vous voyez ce que je veux dire ?»

«Ah oui !»

«Mais je suis toujours prête. Toutes choses sont toujours prêtes jour et nuit dans cette maison, juste pour le cas où, par chance, un jeune gentleman arriverait. Et c’est un plaisir, mon cher, réellement un très grand plaisir quand, comme aujourd’hui j’ouvre la porte et que je vois quelqu’un qui se tient là devant moi et qui est juste exactement comme il faut. »

Elle était à mi-hauteur dans les escaliers, elle fit une pause posa la main sur la rampe, tourna la tête vers lui et lui sourit de ses lèvres pales.

«Comme vous» ajouta-t-elle, et de ses yeux bleus elle parcourut son corps, de la tête aux pieds et de nouveau en remontant vers son visage.

Sur le palier du premier étage elle lui dit «cet étage est le mien !» Ils grimpèrent la seconde volée. «Et celui-ci est entièrement le vôtre, votre chambre est ici. J’espère vraiment que vous l’aimerez !» Elle l’entraîna dans une petite mais charmante chambre qui se trouvait en face d’eux. Elle y alluma la lumière.

« Le soleil du matin vient droit par cette fenêtre, Mr. Perkins. Cela vous convient Mr. Perkins ? »

« Non dit-il, c’est Weaver mon nom. »

« Mr. Weaver. Comme c’est bien ! J’ai mis une bouillotte dans les draps pour les aérer Mr. Weaver. C’est un tel confort d’avoir une bouillotte chaude dans un lit étranger avec des draps propres, ne pensez-vous pas ? Et vous pouvez allumer le radiateur à gaz à tous moments si vous avez froid.»

«Merci, merci beaucoup même.»

Il remarqua que le dessus de lit avait été replié et que le lit était déjà soigneusement ouvert d’un côté, prêt à recevoir l’utilisateur des lieux.
«Je suis si contente que vous soyez arrivé» dit-elle, en le regardant avec sincérité, «je commençai à m’inquiéter.»

« C’est vraiment parfait » répondit Billy avec emphase, «mais vous ne devez pas vous inquiéter à mon sujet.»

Il posa sa valise sur la chaise et commença à l’ouvrir.

«Et qu’en est-il du souper, mon cher ? Avez-vous mangé quelque chose avant de venir ici ?»

«Je n’ai pas du tout faim, merci: je pense que je vais me coucher très vite car demain je dois me lever assez tôt et faire mon rapport à ma compagnie.»

«Très bien alors je vous laisse et ainsi vous pouvez déballer tranquillement vos affaires. Mais avant d’aller au lit seriez-vous assez aimable de faire un saut au salon, au rez-de-chaussée, pour signer le livre de police ? Tout le monde doit faire cela ici parce que c’est le règlement dans la région et que nous ne voulons pas transgresser la loi à ce stade de notre programme n’est-ce pas ?»

Elle lui donna une petite tape sur la main, sortit rapidement de la chambre et ferma la porte.

Maintenant il prenait bien conscience que sa logeuse semblait être un peu dérangée mais finalement cela ne l’inquiétait pas. Après tout elle semblait inoffensive – il n’y avait aucun doute à ce sujet – mais elle avait aussi manifestement une âme agréable et généreuse. Il supposait qu’elle avait probablement perdu un fils à la guerre ou quelque chose comme cela, et qu’elle n’avait jamais pu surmonter ce drame.

Ainsi, quelques minutes plus tard, après le déballage de ses affaires et s’être lavé les mains il descendit gaiement au rez-de-chaussée et entra dans le salon. Sa logeuse n’était pas là mais le feu rougeoyait dans le cheminée et le petit teckel était toujours endormi devant le foyer. La pièce était merveilleusement chaude et douillette. Je suis un type chanceux pense-t-il, en se frottant les mains, ce qui était pour lui un signe que tout allait bien.

Il trouva le livre de police posé sur le piano : il prit son stylo et y mentionna son nom et son adresse. Il n’y avait que deux inscriptions au-dessus de la sienne sur la page, et il fit ce que tout un chacun fait en cette circonstance avec un livre d’hôte ; il commença à le lire. L’un des locataires était un certain Christopher Mulholland de Cardiff. L’autre était George W. Temple de Bristol. C’est drôle pensa-t-il soudain. Christopher Mulholland. Cela raisonne dans ma mémoire. Où avait-il pu déjà entendre quelque part sur terre un nom aussi inusuel ? Etait-ce un condisciple ? Etait-ce l’un des nombreux copains de sa soeur, peut-être ou un ami de son père ? Non, non ce n’était aucun d’eux. Il rejeta un coup d’oeil vers le registre.

Christopher Mulholland 231 Cathedral Road - Cardiff.

Gregory W. Temple 27 Sycomore Drive - Bristol

Mais alors, en regardant bien, il vint à penser qu’il n’était pas du tout sûr que ce second nom ne lui fut pas aussi familier que le précédent.

«Gregory Temple ? » prononça-t-il tout haut en cherchant dans sa mémoire. « Christopher Mulholland ? »

«Des jeunes gens si charmants» répondit une voix derrière lui ; il se retourna et vit sa logeuse fendant l’air avec un immense plateau à thé en argent dans les mains. Elle le tenait bien à bout de bras comme si le plateau était la paire de rênes d’un cheval fringant.

«Leurs noms raisonnent pour moi comme s’ils m’étaient familiers» dit-il.

«Vraiment ? comme c’est intéressant !»

«Je suis presque certain d’avoir entendu ces noms quelque part. Cela n’est-il pas bizarre ? Peut-être était-ce dans les journaux ? N’ont-ils pas été célèbres en quelque matière ? Je veux dire fameux comme joueurs de cricket ou de football ou quelque chose comme cela ?»

« Célèbres » dit-elle en posant le plateau à thé sur la table basse en face du canapé. « Oh non ! Je ne pense pas qu’ils fussent célèbres. Mais ils étaient extraordinairement distingués tous les deux, ça je peux vous le certifier. Ils étaient grands, jeunes et distingués, mon cher, exactement comme vous.»

Une fois encore, Billy jeta un oeil sur le registre. «Regardez ici en appréciant les dates. La dernière arrivée avant la mienne date de plus de deux ans. Est-ce bien cela ?»

« Oui vraiment. Et Christopher Mulholland est venu près d’une année auparavant – cela fait plus de trois ans, mon cher», dit-elle hochant le tête avec un charmant petit soupir. «Je ne voudrais jamais avoir à penser à ce genre de choses. Comme le temps s’échappe loin de nous tous, n’est-ce pas Mr. Willeins ?»

«Mon nom est Weaver» répondit Billy «W.E.A.V.E.R.»

«Mais bien sûr !» s’écria-t-elle en s’asseyant sur le canapé. «Quelle étourdie je fais. Je m’excuse vraiment ; ça entre par une oreille et ça ressort par l’autre. C’est tout à fait moi, Mr, Weaver.»

«Vous ne savez pas ?» dit Billy, «Il y a quelque chose de tout à fait extraordinaire au sujet de tout cela ?»

«Non mon cher, je ne vois pas.»

«Bien, voyez-vous, ces deux noms, Mulholland et Temple, non seulement il me semble me souvenir de chacun d’eux séparément, mais d‘une façon ou d’une autre, dans un certain contexte sans doute, ces deux noms m’apparaissent comme étant connectés l’un à l’autre. Comme s’ils étaient tous les deux célèbres pour la même sorte de raison si vous voyez ce que je veux dire…comme Laurel et Hardy, par exemple, ou Churchill et Roosevelt.»

«Comme c’est amusant» dit-elle «Mais venez ici maintenant, cher ami, et asseyez-vous à côté de moi sur ce canapé et je vous donnerai une bonne tasse de thé et un biscuit au gingembre avant d’aller vous coucher.»

«Vous n’auriez pas dû vous déranger comme cela» répondit Billy. «Je ne m’attendais pas à ce que fassiez tout cela.» Il se tenait prés du piano, la regardant tandis qu’elle prenait soin des tasses et des soucoupes. Il remarqua qu’elle avait des mains petites, blanches, très mobiles et ses ongles étaient vernis en rouge ;

«Je suis presque sûr que c’est dans les journaux que j’ai vu ces noms. Cela me reviendra dans une seconde. Je suis sûr que cela me reviendra.»

Il n’y a rien de plus agaçant de sentir comme cela quelque chose qui s’attarde ainsi juste au bout de la langue, tout au bord de la mémoire. Dans cette situation il n’arrivait jamais à renoncer à chercher.

« Attendez, attendez une minute » dit-il, «attendez juste une minute, Mulholland…Christopher Mulholland, n’était-ce pas le nom de cet élève d’ Eton qui faisait à pieds le tour des provinces de l’ouest, et qui alors tout à coup…»

«Lait ? dit-elle, « et sucre ?»

«Oui, merci, …et alors qui tout à coup…»

«Un élève d’Eton ? » dit-elle «Oh non, mon cher, cela ne peut être possible parce que mon Mr. Mulholland n’était certainement un élève d’Eton quand il vint chez moi. Il était étudiant à Cambridge. Approchez-vous maintenant et asseyez-vous près de moi et réchauffez-vous en face de ce bon feu. Venez, le thé est tout prêt à votre intention.» Elle tapota la place libre à côté d’elle sur le canapé, et elle s’installa mieux en lui souriant. Il traversa la pièce lentement et s’assit sur le bord du canapé. Elle plaça une tasse de thé sur la table en face de lui.

«Nous y sommes enfin» dit-elle «tout cela n’est-il pas agréable et charmant, n’est-ce pas ?»

Billy commença à boire son thé à petite gorgée. Elle en fit de même. Pendant quelques instants aucun d’eux ne parla. Mais Billy sentait qu’elle le regardait. Elle était à demi tournée vers lui et il pouvait sentir ses yeux qui le dévisageaient avec insistance, en le regardant par dessus le bord de sa tasse de thé. Alors il huma de nouveau une bouffée d’une odeur particulière qui semblait émaner directement de sa personne. Elle n’était pas vraiment déplaisante, et elle lui rappelait – quoi ? Il n’était pas tout à fait sûr de ce que cela lui rappelait. Des noix pilées ? Du cuir neuf ? Ou était-ce l’odeur d’un corridor d’hôpital ?

«Mr. Mulholland était un grand amateur de thé» dit-elle enfin. «Jamais de ma vie je n’ai vu quelqu’un boire autant de thé que ce cher et doux Mr. Mulholland.»

«Je présume qu’il est parti récemment» dit Billy. Il était encore incompréhensible pour lui de ne pas retrouver dans sa mémoire où il avait pu avoir connaissance de ces deux noms. Il était sûr maintenant qu’il les avait vus dans les journaux…dans les gros titres, mais pour quel motif ?
«Parti ?» dit-elle en fronçant les sourcils. «Non mon cher garçon, il n’est jamais reparti. Il est encore ici. Mr. Temple lui aussi est toujours ici. Ils sont au troisième étage, tous les deux, ensemble.»

Billy reposa doucement sa tasse sur la table, et regarda sa logeuse. Elle lui rendit son sourire, et alors elle approcha l’une de ses mains blanches pour lui tapoter le genou d’un air protecteur. «Quel âge avez-vous mon cher ?»

«Dix-sept ans.»

«Dix-sept» s’écria-t-elle, «oh voilà un âge parfait ! Mr. Mulholland lui aussi avait dix-sept ans. Mais je pense qu’il était un peu plus petit que vous ; en fait j’en suis sûre, et ses dents n’étaient pas tout à fait aussi blanche que les vôtres. Vous avez les plus belles dents que j’ai jamais vues, Mr. Weaver . On vous l’a déjà dit ?»

«Elles ne sont pas aussi bonnes qu’elles le semblent» répondit Billy.

«Mr. Temple, bien sûr, était un peu plus âgé» dit-elle ignorant sa remarque. «Il a actuellement vingt huit ans. Et encore je ne l’aurais jamais deviné s’il ne me l’avait dit lui-même. Il n’avait pas un seul défaut sur tous le corps ».

«Que voulez-vous dire ?»

«Je veux dire que sa peau était exactement comme une peau de bébé.»

Il y eut une pause. Billy souleva sa tasse et prit une nouvelle gorgée de thé. Alors il la reposa doucement sur la soucoupe. Il attendait qu’elle dise quelque chose d’autre, mais elle semblait s’être à nouveau perdue dans un de ses silences. Il était assis là, regardant droit devant lui vers le coin opposé de la pièce en mordillant sa lèvre inférieure.

«Ce perroquet savez-vous» dit-il enfin «il m’a complètement bluffé quand je l’ai vu pour la première fois au travers de la fenêtre lorsque j’étais dans la rue. J’aurais pu jurer qu’il était vivant.»

«Hélas il ne l’est plus»!

«Qui a fait cela ?»

«C’est moi qui l’ai fait.»

«Vraiment, vous l’avez fait vous-même ?»

«Bien sûr» dit-elle. «et avez-vous fait connaissance avec mon petit Basil ?» Elle tourna la tête vers le teckel lové si confortablement devant le feu. Billy le regarda à son tour. Et soudainement il réalisa que cet animal était continuellement resté silencieux et immobile comme le perroquet. Il approcha sa main et le toucha doucement. Son dos était dur et froid. Et quand il repoussa les poils d’un côté avec les doigts il put alors voir sa peau, grisâtre noir, sèche mais parfaitement conservée.

«Je suis émerveillé »dit-il, «c’est absolument fascinant.»

Il s’éloigna du chien et regarda avec une sorte d’admiration la petite dame à côté de lui sur le canapé : «cela doit être horriblement difficile de réaliser une chose comme cela.»

«Non pas du tout en fait» dit-elle «je remplis tout simplement de bourre tous mes petits animaux familiers dès qu’ils meurent. Mais prenez encore un peu de thé ?»

«Non merci» répondit Billy. Son thé avait un léger goût d’amandes amères et il n’en voulait plus maintenant.

«Avez-vous signé le livre au fait ?»

«Oh oui !»

«C’est bien parce que plus tard, s’il arrivait que j’oublie quel était votre nom alors je pourrai toujours descendre ici et le vérifier. Je fais cela presque chaque jour pour Mr. Mulholland et Mr. …Mr….»

«Temple» l’aida Billy, «Gregory Temple ; excusez-moi de vous demander cela, mais n’avez-vous pas eu quelques autres pensionnaires en plus de ces deux là pendant ces deux ou trois dernières années ?»

«Tenant sa tasse de thé dans une main, inclinant la tête délicatement sur la gauche, elle le regarda du coin de l’œil, et lui adressa un drôle de gentil sourire :
« Non, mon cher : personne,! » seulement vous !»

age: Billy Weaver was seventeen years old physical description: He was wearing a new navy-blue overcoat, a new brown trilby hat, and a new brown suit, and he was feeling fine. psychological portrait: he is energetic. Briskness, he had decided was the once common characteristic of all successful buisnessmen. He is amazing. He is enthusiasts. occupation: businessmen background: billy weaver had travelled down from london on the slow afternoon train, with a change at swindon on the way, and by the time he got to bath it was about nine o'clock in the evening and the moon coming up out of a clear starry sky over the houses opposite the station entrance. But the air was deadly cold and the wind was like a flat blade of ice on his cheeks.
Billy weaver had never never been to bath before. He didn't know anyone who lived there.

he walking briskly because he had decided, was the one common characteristic of all successful businessmen.

We can think that this story spends the winter, and in the evening, because billy arrives to bath it was about nine o'clock in the evening, and the air was cold and the wind was like a flat blade of ice on his cheeks.

Similar Documents

Free Essay

Litterature

...Dansk kronik – ligestilling Af Anton Bang Hvor bredt skal en minister for ligestilling omfavne i hendes forsøg på at formindske ligestillingen? Og behøver man at udelukke ét problem så snart man tager hånd om et andet? Det spørger Anita Bundegaard (Herefter AB) om, i hendes kronik ’Sådan er ligestillingens stilling i 2010’ for Politiken, den 31/12-2009. I hendes kronik tager hun stilling til det arbejde den daværende ligestillingsminister Inger Støjberg, udfører. Gennem en sarkastisk og hårdfør tone sætter hun spørgsmålstegn ved udtalelser og handlinger fra Støjbergs side. I denne kronik vil jeg karakterisere og analysere hendes brug af argumentation- og appelformer. ’Kan man godt have nytårsfortsæt på andres vegne?’, lægger AB ud med at spørge på en halvironisk facon. Herefter går hun lige kødet på Inger Støjbergs dagsorden og holdninger om ligestilling i Danmark. I kronikken nævner hun adskillige gange, at Inger Støjberg ikke udfylder jobbet som minister ordentligt og, at hun ikke kan koncentrere sig om mere end én ting af gangen. AB udtrykker sig gennem en sarkastisk tone, der skriger af underbelagt bitterhed og foragt. AB er kulturredaktør for avisen, Politiken, og har en fortid som minister for udviklingsbistand. Kronikken overskrift lyder ’Sådan er ligestillingens stilling i 2010’, men om det netop er fokuspunktet, er nok ikke helt korrekt. AB bliver måske båret med af stemningen og kronikken ender med at være et direkte angreb på ligestillingsministeren Inger Støjberg...

Words: 1132 - Pages: 5

Premium Essay

Litterature Review

...Nu. 345 Literature review is defined as the identification and analysis of relevant publications that contain information pertaining to the research problem (Fain, 2013, pg. 73). A comprehensive literature review helps the researcher build a foundation for his or her own research as well as creates a scholarly foundation. By starting with a literature review a researcher can determine which articles are pertinent to his or her topic. Fain (2009) has determined while doing a literature review, the researcher needs to determine how far back the articles should go, what type of literature should be researched as well as how many articles and books are needed for an adequate literature review. There are a few steps that need to happen in order to ensure an exhaustive literature review has occurred. The researcher should begin with a PICOT question- generated keywords (Melnyk & Fineout-Overhold, 2011, pg. 69). Additional steps would include the following; establishing inclusion/exclusion criteria prior to searching to ensure that the answer question is identifiable; using controlled vocabulary headings; using tools in different database software can also aid in different aspects of the search, such as expanding the search and using the explode option (Melnyk & Fineout-Overhold, pg. 69). It is important to understand certain statistical data associated with the research when performing critical appraisal of the literature because the researcher needs to ensure the statistics...

Words: 311 - Pages: 2

Premium Essay

Course Litterature

...Course Literature, articles, ME2017 V14 1. Blichfeldt & Eskerod (2008): Project portfolio management – There´s more to it than what management enacts. International Journal of Project Management, Vol 26, Issue 4, May 2008, pp. 357-365 2. Pellegrinelli S. (2011): What’s in a name: Project or programme? International Journal of Project Management, Vol 29, pp. 232–240 3. Pellegrinelli S. & Garagna L. (2009): Towards a conceptualisation of PMOs as agents and subjects of change and renewal. International journal of project management. Volym 27 nr 7, pp. 649–656. 4. Hobbs B., Aubry M., & Thuillier D., (2008): The project management office as an organisational innovation. International journal project management Vol. 26. pp. 547555 5. Aubry M., Müller R., Hobbs B., Blomquist T. (2010): Project management offices in transition. International Journal of Project Management Vol 28, pp. 766–778 6. Müller R., Glückler J., Aubry M., (2013): A Relational Typology of Project Management Offices. Project Management Journal, Vol. 44, No. 1, 59–76 7. Bredin, K & Söderlund J (2011): The HR Quadriad: A framework for the analysis of HRM in project-based organizations. International Journal of Human Resource Management, Vol.22, No.10:2202-2221 8. Zika-Viktorsson A., Sundström P., & Engwall M., (2006): Project overload: An exploratory study of work and management in multi-project settings. International Journal of Project Management, Vol 24. Pp. 385-394 9. Meskendahl Sascha, The influence of business...

Words: 411 - Pages: 2

Free Essay

Second Ww. Litterature

...Erich Maria Remarque (1898-1e70) Erich Maria Remarque er et franskklingende pseudonym for Erich Paul Kramer, som forfatteren oprindelig blev døbt. Han deltog på tysk side i 1. verdenskrig og skrev på baggrund af egne erfaringer den bog, der gav ham et litterært gennembrud, og som stadig først og fremmest er at berette Det kan ikkr 10 vi ser, er døde,l er sket; Blodet er fra vestfronten. Det enkelte menneske er altså reduceret til anonymt materiale, kanonføde, der lever og navnlig dør'udenat nogen bekymrer sig om det. Som tilfældet er med så mange af romanerne om 1. verdenskrig, udkommer bogen først i l929,ti år efter krigens afslutning, hvilket kan fortolkes som den latenstidToo der skulle til, for at kulturen overhovedet kunne fatte og indoptage erfaringerne fra den første moderne og industrialiserede krig. Intet nyt fr, Vestfronten blev filmatiseret i Hollywood i 1930. Remarque har skrevet en række andrebøger, som imidlertid aldrig har nået hans første romans popularitet, men som bl.a. beskæftiger sig med det centrale problem, om soldaterne efter deres rystende oplevelser overhovedet kan vende hjem fra slagmarken og leve videre i en normal verden. Efter at nazisterne kommer til magten i 1933, kan man finde Remarques bøger blandt dem, der bliver brændt på bålet. på patrulje med kammeraterne Tjaden, Kat og Albert. knyttes til hans navn, antikrigsromanen Intet nyt fra Vestfronten. Titlen rummer en blodig ironi: den dag romanens hovedperson dør,lyder det i radioen...

Words: 1596 - Pages: 7

Free Essay

Methodologie de Recherche

...[pic] Université Mohammed Premier Ecole Nationale de Commerce et de Gestion Oujda METHODOLOGIE DE RECHERCHE REALISE PAR  BOURAZMA ADIL – (805) ABDELLAOUI OUSSAMA – (822) OPTION AUDIT ET CONTROLE DE GESTION ENCADRE PAR : PROFESSEUR BENSEDDIK ANNEE UNIVERSITAIRE 2014/2015 PLAN  - Introduction 3 - Intérêt théorique/managérial 4 - Question de recherche 5 - Littérature pré-question de recherche 7 - Littérature post-question de recherche 8 - Design méthodologique 9 - Analyse des résultats 11 - Limites 12 -Ouverture 13 INTRODUCTION Dans le cadre de la matière « Méthodologie de recherche » nous tentons le traitement d’un article scientifique baptisé « LES APPROCHES D’EVALUATION ET LES INDICATEURS DE MESURE DE LA QUALITE D’AUDIT ». Notre choix a été doté d’une démarche rigoureuse...

Words: 2154 - Pages: 9

Free Essay

Realisme - French

...Cette époque est marque par la révolution technique et industrielle qui donne l’économie française une grande phase de croissance économique rapide et de grande prospérité. La bourgeoisie remplace l’ancien régime, l’aristocratie, et se méfie des libertés accordées au peuple, qu’elle perçoit comme une mass menaçante. Les paysans, par contre, quittent en grande nombre les campagnes pour venir former les nouvelles masses ouvrières des villes. C’est la naissance d’une nouvelle class sociale, le prolétariat, qui fait enrichir la bourgeoisie. Quand les années 1840 fut arrivées, les écrivains romantiques sont devenus moins populaires et les écrivains réalistes ont commencé à dominer. La littérature, pendant cette époque, a beaucoup changé à cause de l’économie et l’avancement dans la technologie. La littérature adoptera des approches tout à fait opposées les unes aux autres par contre. D’un cote, il y a des personnes qui veulent témoigner ce qu’ils voient et faire une connexion avec des expériences réalistes. Ce sont des idées du réalisme. D’un autre cote, il y a des personnes qui sont influencés par les récentes découvertes scientifiques et avec ça, ils feront des thèses avec un souci d’objectivité scientifique. Ce sont des idées du naturaliste. Enfin, il y a ceux, surtout des poètes, qui veulent dénoncer de manière diffèrent l’idéologie bourgeoisie de l’époque. Cette idée représente le Parnasse. Le réalisme concentre plutôt sur la bourgeoisie et à la réalité intérieure, qui veut dire...

Words: 893 - Pages: 4

Free Essay

Iuiewfwefwfqawf

...mesures ces personnages sont ils représentatifs de leur sociétés. Tous ces extraits se basent sur ce que chaque narrateur rapporte comme info, comme pour le texte de Stendhal, le narrateur montre comment Julien Sorel s'offre pour la littérature et accepte de souffrir ( surtout physiquement ) pour atteindre ses rêves, et pour aussi atteindre le milieu social de la haute classe, et de fuir son milieu , modeste. Le texte de Hugo marque le comportement des éléments de la société brutale et tragique avec le protagoniste Coselte. La scène se déroule dans une foret dans une heure tardive. Pour le texte de Delphine, marque comment la société a joue un rôle important a la séparation des deux protagonistes, " notre nature sensible et fière ne s'accorde point avec la destinée ". Pour le texte de Giono, il s'agit d'une scène d'interrogation, qui montre l'aspect, et le comportement un peu anormal de Langlois. Et pour le Bal au compte d'Aryel, d'après la description de la société, que le narrateur montre que le reflet de la société de luxe atteint de même Français. Julien dans ce texte de Stendhal, possède une psychologie différente de sa famille. Il ne veut que fuir le travail a la scierie et se consacres complètement a la littérature. Il est marqué par son aspect représentatifs de sa société. Pour le texte de Hugo le...

Words: 417 - Pages: 2

Free Essay

L'Expressionnisme

...Expressionnisme [pic] [pic] Franz Marc : Die großen blauen Pferde (1911) L'expressionnisme est un mouvement artistique apparu au début du XXe siècle, en Europe du Nord, particulièrement en Allemagne. L'expressionnisme a touché de multiples domaines artistiques : la peinture, l'architecture, la littérature, le théâtre, le cinéma, la musique, etc. Survivant jusqu'à l'avènement du régime nazi, l'expressionnisme est condamné par celui-ci qui le considère comme « dégénéré ». Description L'expressionnisme est la projection d'une subjectivité qui tend à déformer la réalité pour inspirer au spectateur une réaction émotionnelle. Les représentations sont souvent fondées sur des visions angoissantes, déformant et stylisant la réalité pour atteindre la plus grande intensité expressive. Celles-ci sont le reflet de la vision pessimiste que les expressionnistes ont de leur époque, hantée par la menace de la Première Guerre mondiale. Les œuvres expressionnistes mettent souvent en scène des symboles, influencées par la psychanalyse naissante et les recherches du symbolisme. Au début du XXe siècle, ce mouvement profondément ancré dans l'Europe du Nord (en particulier l'Allemagne) est une réaction à l'impressionnisme français. Alors que l'impressionnisme est encore à décrire la réalité physique, l'expressionnisme allemand lui ne s'attache plus à cette réalité et la soumet aux états d'âme de l'artiste. L'expressionnisme rompt aussi avec l'impressionnisme à travers une forme très agressive :...

Words: 2241 - Pages: 9

Free Essay

Market Yourself

...Analyse de données : On effectue souvent une synthèse sur les résultats précédents par la création d’une typologie en utilisant la carte des observations. Facteur horizontal : opposition entre art, littérature et science. Facteur vertical : Aptitude au sport. Cette classe comporte 2 groupes. Le groupe des filles et le groupe des garçons. Les filles sont meilleures en art et littérature que les garçons. En revanche les garçons sont meilleurs en science et en sport. On remarque également que le sport n’est pas déterminant. Classification hiérarchique : Les classifications sont des procédures automatisées de regroupement des données. La classification hiérarchique privilégie la distance entre classes et de mieux, à une représentation de synthèses sous la forme d’un arbre hiérarchique appelé DENDROGRAMME. Principes : n=9 Partition modale = Partition formé par les points réduits à 1 élément. Etape 1 à n : Pour chaque couple de partie, on calcule la valeur d’un critère (construit à partir d’une distance) classiquement le critère utilisé est le critère de WARD qui représente la perte d’informations engendrée par le regroupement des deux parties. On regroupe alors les deux parties présentant un critère de WARD minimum. Le regroupement est remplacé par son centre de gravité et on recommence. N=9 N=8 N=1 La suite des regroupements fournit l’arbre hiérarchique. Test d’arrêt : L’algorithme s’arrête lorsqu’on a plus qu’une...

Words: 630 - Pages: 3

Free Essay

Wisdom

...Paris au XIX eme siècle Contexte politique : Victor Hugo (en tant qu'auteur) a vu se succéder plusieurs régimes politiques en France:1815-1824 : Louis XVIII1824-1830 : Charles X1830-1848 : Louis Philippe1848-1852 : Louis Napoléon Bonaparte1852-1870 : Napoléon IIIAinsi, l’écriture du Dernier jour d’un condamné (en 1829) a lieu durant le règne de Charles X. A cette date, la peine de mort à la guillotine est appliquée en France (elle ne sera abolie qu’en 1981), chose contre laquelle Victor Hugo va se révolter par le biais de deux œuvres principalement : le Dernier jour d’un condamné (qu’il décide d’écrire après avoir assisté à plusieurs exécutions et surtout au lendemain de son passage devant l’Hôtel de Ville où il voit le bourreau graisser la guillotine pour une exécution proche) et Claude Gueux publié en 1834. Attention, le fait que Victor Hugo se révolte contre la peine de mort ne veut pas automatiquement dire qu’il est un opposant au pouvoir à savoir Charles X. Ce n’est qu’à partir de 1851 que Victor Hugo s’oppose à Louis Napoléon Bonaparte, ce qui conduira l’écrivain à vivre en exil jusqu’en 1870. Avec environ 1 million d'habitants au milieu du siècle, mais la structure de la ville est restée cependant moyenâgeuse et par conséquence surpeuplée, insalubre et en proie aux épidémies. C'est sous le second Empire et sous l'impulsion de Napoléon III, que seront réalisés les grands travaux qui feront rentrer Paris dans une ère de modernité. Avec l'avènement du Second Empire...

Words: 1762 - Pages: 8

Free Essay

Mind in Catholic Novel

...´ ´ ETAT PRESENT WHAT HAPPENED TO THE CATHOLIC NOVEL? TOBY GARFITT MAGDALEN COLLEGE, OXFORD The idea of a specifically Catholic novel arose during the nineteeth century. The often anti-Catholic agenda of the philosophes and the libertine novel had been counterbalanced by writers such as Rousseau and Bernardin de Saint-Pierre, who sought to reveal God through the wonders of the natural world. But it was Chateaubriand’s Atala (1801) that inaugurated the new genre of the Catholic novel as a riposte to the dechristianization associated with the Revolution. Chateaubriand was more partial to the epic, however, and in this he was followed by Bonald, who appreciated the scope that the epic afforded for the depiction of ‘le merveilleux chretien’, including angels.1 An interesting ´ twentieth-century representative of this tradition is Patrice de La Tour du Pin, ´ whose three-volume Somme de poesie (1946 – 63) charts the progression from lyrical poetry in a neo-Romantic vein, through a process of kenosis or selfemptying (which involves a shift towards prose in the second volume), to the ´ ´ creation of a new theopoesie.2 Epic poetry continued to offer a means of exploring religious and scientific ideas throughout the nineteenth century (Quinet, Hugo, Bouilhet), but there was already a backlash by the 1820s, and, as the novel rapidly established itself as the major literary genre, a number of Catholic sub´ genres developed. The ‘Avant-propos’ to Balzac’s Comedie humaine expresses nostalgia...

Words: 5332 - Pages: 22

Free Essay

Pdf.Doc

...progrès de la connaissance scientifique et l'influence d'autres mouvements sociaux. "Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, une littérature de plus en plus abondante expose les multiples aspects, démographiques, politico-militaires, économiques, technologiques, écologiques... de la crise du développement mondial. Dans les années 60, surtout aux Etats-Unis, le thème de la catastrophe écologique émerge au sein de la contre- culture qui conteste l'euphorie de la croissance économique, de la société de consommation, et préfigure une crise de civilisation sans précédent. (...) Au-delà des désillusions de "l'atome pour la paix" et des déceptions du "développement par la Science", la critique de la science occidentale commence à découvrir la signification thanatocratique du nouvel âge nucléaire."   En réfutant d'avance les critiques rassurantes à l'encontre du "catastrophisme" des écologistes, nous reprendrons la définition qu'en donnent Jacques Grinevald et Ivo Rens: "La prise de conscience d'un probable futur dominant négatif confinant à la négation de tout avenir pour l'humanité (...) le catastrophisme est vision de calamités limitées mais actuelles. (...) Le catastrophisme n'est pas une mode mais la forme la plus récente d'une inquiétude existentielle dont les justifications sont davantage scientifiques que métaphysiques."  Oui, la littérature écologiste est forcement catastrophiste mais elle est plus ou...

Words: 904 - Pages: 4

Free Essay

Licence

...LICENCE LANGUES, LITTÉRATURES ET CULTURES ÉTRANGÈRES ET RÉGIONALES SPÉCIALITÉ ANGLAIS DESCRIPTIF DES ENSEIGNEMENTS Année universitaire 2014-2015 Page 1 SOMMAIRE L1—PREMIERE ANNÉE SEMESTRE 1 CULTURE DES PAYS ANGLOPHONES 1 E11 AN5 (6 ECTS) LANGUE 1 E12 AN5 (4 ECTS) CIVILISATION 1 E13 AN5 (4 ECTS) VERSION 1 ET LITTÉRATURE AMÉRICAINE 1 E14 AN5 (4 ECTS) PROJET PROFESSIONNEL PERSONNALISÉ (P.P.P.) E1P AN5 (1 ECTS) 5 5 6 8 10 13 SEMESTRE 2 CULTURE DES PAYS ANGLOPHONES 2 E21 AN5 (5 ECTS) LANGUE 2 E22 AN5 (4 ECTS) LITTÉRATURE BRITANNIQUE 2 E 23 AN5 (4 ECTS) CIVILISATION BRITANNIQUE 2 ET TRADUCTION (VERSION) 2 E24 AN5 (5 ECTS) PROJET PROFESSIONNEL PERSONNALISÉ (P.P.P.) E2P AN5 (1 ECTS) 14 15 17 18 20 2 L2—DEUXIEME ANNÉE SEMESTRE 3 LANGUE 3 E31 AN5 (6 ECTS) CIVILISATION AMÉRICAINE 3 E32 AN5 (5 ETCS) LITTÉRATURE BRITANNIQUE 3 E33 AN5 (5 ECTS) TRADUCTION (VERSION) 3 ET PRISE DE PAROLE EN CONTINU 3 E34 AN5 (6 ECTS) PREPROFESSIONNALISATION : MÉTIERS DE L’ENSEIGNEMENT DES LANGUES VIVANTES ÉTRANGÈRES ET RÉGIONALES 3 21 21 23 24 26 29 E3PF12L5 (6 ECTS) SEMESTRE 4 LANGUE 4 E41 AN5 (5 ECTS) CIVILISATION BRITANNIQUE 4 E42 AN5 (6 ECTS) LITTÉRATURE AMÉRICAINE 4 E43 AN5 (5 ECTS) TRADUCTION (VERSION) 4 ET PRISE DE PAROLE EN CONTINU 4 E44 AN5 (6 ECTS) PREPROFESSIONNALISATION : MÉTIERS DE L’ENSEIGNEMENT DES LANGUES VIVANTES ÉTRANGÈRES ET RÉGIONALES 4 30 32 34 36 39 E4PF12L5 (6 ECTS) 3 L3—TROISIEME...

Words: 25678 - Pages: 103

Premium Essay

Application to Colombia

...In 250–500 words please indicate your expected track (Market Research; Branding and Communications; or Innovation and New Products) and describe your reasons for pursuing a Master of Science in Marketing. Whilst following a MSc of Marketing, I intend to organize my curriculum along the specialized track "Branding and Communications". I therefore wish to study the following electives: Advertising, Branding and Creativity, Managing Brands, Identity and Experiences, Marketing and the internet, Emerging medias, Empirical models and Consumer behavior. Initially, I made the decision to study a rather broad subject - litterature and political sciences - a degree I believed would provide a solid foundation of general knowledge, in the subjects I very much enjoy, and would allow me, all the while, to mature in my choice of further orientation. The significant international dimension to my degree allowed me to gain priceless work experiences abroad. Therefore, through these various internships, all focused upon Marketing and more precisely Branding, events management and external communication, I gained further understanding of what direction I sought my career to take, taking increasingly great interest in this field. It therefore seems logical to wish to add a sound theoretical knowledge of the subject to that acquired professionally. To follow a Master in Marketing at Columbia would provide the optimum conditions to realize that objective.The curriculum is well rounded...

Words: 307 - Pages: 2

Premium Essay

Eleven Som Etnograf

...Reflections on ”Eleven som etnograf” by Karen Risager In this article Karen Risager describes what it means to work etnographically. ”The etnographic method” is described as having three different and important phases. A phase for preparation, a phase in the field and a last phase back ”home”. The etnographer will pick a topic and investigate it to the best of his efforts by reading various kinds of litterature. Afterwards (s)he goes into the field for a sufficient time observing, participating, gathering information, taking notes and anazlyzing it all before going back to communicate everything (s)he has learned to others. All of this is very important for the personal development of the etnographer. (S)he will get deep insight in another culture and understand the social and psychological situation in it, as well as helping her reflect more on her own culture and her whole foundation for trying understand others. As a teacher I would probably not go through this whole progress quite as thoroughly, but the etnographic way of working certainly gives the student a better understanding of both the foreign culture as well as his or her own. It is written in the official guidelines that the students should end up with an insight in the different English speaking countries, and be able to compare it to their own. I think “the etnographic method” is a great tool to get a better understanding of another culture compared to our own. However this is mostly applicable when going...

Words: 466 - Pages: 2